2Pierre 2.6 ; Genèse 19.24,25.
Jude voit dans le feu qui dévora Sodome une image du feu éternel de la géhenne.
- Il est dit ici de Sodome et Gomorrhe, et d'autres villes, qu'elles avaient (grec) commis fornication et recherché une autre chair de la même manière que ceux-ci.
Par ceux-ci Jude ne peut désigner que les anges dont il vient de parler, (verset 6) comme le reconnaissent aujourd'hui tous les exégètes.
On ne peut rapporter ce pronom aux habitants de Sodome et de Gomorrhe, car l'auteur n'a aucun intérêt à exprimer l'idée que les villes d'alentour avaient commis les mêmes péchés que les habitants de Sodome et Gomorrhe ; et d'ailleurs, il désigne ces dernières car un pronom au féminin. (Grec : les villes autour d'elles.) Quant à voir dans ceux-ci les hommes, les impies dont Jude parle (verset 4) et qu'il désigne dans la suite par le même pronom démonstratif, (voir versets 8,11,12,14,16,19) cela est difficile, parce que dans ce cas, l'auteur, pour caractériser le crime des villes maudites, ferait allusion à une sentence sur les faux docteurs, qu'il ne formule qu'au verset suivant.
Jude voit la chute des anges (verset 6) dans le récit qui nous montre "les fils de Dieu" s'unissant "aux filles des hommes." Cette interprétation de Genèse 6.1 et suivants était répandue chez les Juifs, elle se trouve dans le livre d'Hénoch (12 : 4), que Jude avait sous les yeux.
Leur péché fut de même nature que celui des habitants de Sodome. Ils s'unirent aux filles des hommes, dont la chair était autre, d'une autre nature, que la leur. Les habitants de Sodome de même voulurent s'unir à des anges. L'assimilation des deux sortes de débordements était tout indiquée.