Depuis longtemps : la durée de l'exil. Le temps est long à celui qui souffre. Comparez 59.9-11.
Un peuple.... ton nom. Israël n'a plus de sanctuaire ; son Dieu s'est retiré de lui. Rien ne le distingue plus des païens ; il ne porte plus le titre de peuple de Jéhova (43.7) ; car il n'est plus même un peuple ! C'est de cette situation désespérée que sort le cri sublime qui ouvre le chapitre 65.
1 à 5 Israël demande à Dieu de se manifester en le sauvant par des miracles pareils à ceux d'autrefois.
Le verset 1 forme dans le texte hébreu la dernière partie du verset 19 du chapitre précédent. Mais il doit plutôt être rattaché à ce qui suit, comme l'ont déjà reconnu les anciennes versions (LXX, Vulgate, etc.). C'est pourquoi nous en faisons, avec la plupart des interprètes, le premier verset du chapitre 64.
C'est une apparition personnelle de Dieu qu'Israël réclame : il lui demande de déchirer cette voûte du ciel qui le sépare de lui et le cache à ses yeux (comparez le ciel se déchirant sur la tête de jésus à son baptême, Marc 1.10), et de descendre sur la terre pour exercer son jugement contre les ennemis de son peuple. L'apparition de Dieu est présentée, ici et ailleurs, comme produisant un ébranlement général de la nature (voir 13.10,13 ; 24.18-20), de ce qu'il y a même de plus solide et de plus antique, les montagnes (comparez Juges 5.5 ; Habakuk 3.6).