Chapitre 5 : La culpabilité d'Israël
Ce morceau est, par son contenu, étroitement lié au précédent, et date certainement de la même époque (voir 2.4, note). Il s'ouvre par la parabole de la vigne, ce fruit le plus noble et dont la culture réclame le plus de soins, parabole qui justifie la sévérité du jugement porté sur Israël dans les chapitres 2 et 3 (versets 1 à 7). Le malheur, six fois répété et motivé que prononce le prophète contre les méchants, est l'application de la parabole (versets 8 à 23). Le discours se termine enfin par l'annonce de deux châtiments par lesquels s'accompliront les menaces divines (versets 24 à 30).
1 à 7 Esaïe veut contraindre les hommes de Juda à prononcer leur propre jugement. Nathan se sert aussi d'une parabole pour forcer David à se condamner lui-même (2Samuel 12). Jésus raconte aux pharisiens la parabole des vignerons dans un but tout pareil (Matthieu 21.33-41).
Pour mon ami. C'est à la fois au sujet de son ami et en son nom, que le prophète va chanter. Son chant s'adresse à Israël et a pour but de justifier son divin ami à la face du peuple. Pour le faire, il n'aura qu'à rapporter le cantique que cet ami a composé pour se plaindre de sa vigne et pour annoncer le châtiment qu'il lui réserve. Ce cantique ne commence proprement qu'au verset 3. Dans les versets 1 et 2, c'est Esaïe qui parle et qui prélude au chant de son ami en expliquant quelles ont été jusqu'ici les relations entre celui-ci et sa vigne.