La traduction d'Ostervald et de Martin : Israël est celui en qui je me glorifierai par toi, ne peut se justifier grammaticalement.
Israël n'est point employé ici comme nom de la nation, mais comme nom personnel du patriarche Jacob. Le Messie est appelé ailleurs un nouveau David (par exemple Jérémie 30.9), parce qu'il doit relever la royauté israélite ; ailleurs encore, le second Adam (1Corinthiens 15.45), en tant qu'il est l'auteur d'une humanité nouvelle. De même, il est présenté ici comme le second Jacob, dont procède le nouvel Israël spirituel.
Ce nom d'Israël était le titre d'honneur donné autrefois au patriarche par Dieu lui-même, à la suite de sa lutte avec l'Ange de l'Eternel (Genèse 32.28) ; le sens qu'il exprime convient bien à la mission du serviteur, telle qu'elle est ici dépeinte.