8 à 20 Le prophète n'attend pas de voir si les païens ont quelque chose à répondre à ce discours. Il se tourne vers Israël pour le rassurer ; lui n'a rien à craindre de Cyrus ; n'est-ce pas son Dieu même qui l'envoie pour sa délivrance ?
L'Eternel accumule les termes de tendresse. Nous rencontrons ici pour la première fois l'expression de serviteur de l'Eternel qui reviendra si souvent dans la suite de cette prophétie. Abraham avait déjà porté ce titre (Genèse 26.24) ; sa race en a hérité. Voir, sur le sens de cette expression, la note 42.1.
Que j'ai choisi : comparez Deutéronome 7.6 ; 14.2 .
Mon ami, c'est-à-dire : qui m'aimait. Ce : qui m'aimait répond au : que j'ai choisi ; c'est le côté humain dans l'élection. Abraham est appelé l'ami de Dieu par Josaphat (2Chroniques 20.7) et par Jacques (Jacques 2.23). C'est son titre constant chez les Arabes ; le Coran l'appelle même tout court, l'ami ; la ville d'Hébron où il a résidé, porte par cette raison actuellement le nom de El-Châlil : le bien-aimé.