Chapitre 35 : La délivrance et le retour d'Israël.
Au chapitre 34, Dieu vient pour juger toutes les nations. Le résultat de cette venue est la désolation dépeinte dans les derniers versets de ce chapitre. En opposition avec ce sombre tableau, le prophète décrit maintenant la venue de Dieu pour délivrer et glorifier son peuple. Tandis que la terre Edom est changée en un affreux désert, le désert se transforme, à l'approche de Jéhova, en un pays fertile, et le peuple des rachetés rentre en Sion avec des chants de joie, pour y jouir d'une félicité éternelle. Ce tableau magnifique rappelle ceux du chapitre 11, de 25.6-8, etc. Il ne saurait, pas plus que ceux-là, se rapporter uniquement au rétablissement politique d'Israël. Les pensées du prophète s'élèvent plus haut et vont plus loin. La restauration nationale ne se sépare pas à ses yeux de la conversion du peuple et de l'établissement du règne de Dieu sur la terre, dont ce peuple doit être l'instrument. Le temps messianique, Israël glorifié au milieu d'une terre sanctifiée et transformée, tel est l'objet véritable du tableau. Les splendides couleurs sous lesquelles est dépeint le retour sont donc autant de symboles de l'état parfait, spirituellement et matériellement, qui doit régner ici-bas à la fin des jours et qui est ici rattaché immédiatement au retour de la captivité, parce que cet événement est la condition sans laquelle Israël ne pourrait remplir le rôle qui lui est destiné, d'être l'agent de la réalisation parfaite de l'avenir prophétique. Comparez 41.4-3, notes.
1 à 4 Le désert fleurit à l'approche de Jéhova ; le peuple humilié est invité à reprendre courage ; car son Dieu vient pour sauver. Comparez Psaumes 98.1-9.
Le désert est selon les uns la Palestine, dévastée par les jugements de Dieu (comparez 33.8-9), selon les autres le désert que le peuple d'Israël traversera pour revenir en Sion de tous les pays de l'exil (de la Mésopotamie, de l'Egypte, etc. ; comparez 11.12,15-16 ; 27.13) ; ce dernier sens paraît plus simple.