13 et 14 Esaïe semble prédire la destruction de Jérusalem elle-même, tandis que dans toutes les prophéties de la même, époque il annonce positivement quelle ne sera pas prise par les Assyriens (29.5-8 ; 31.5). Les expressions dont il se sert ici peuvent s'expliquer, selon nous, par une simple dévastation du pays et n'impliquent pas nécessairement la prise de la ville elle-même (voir plus bas). Mais il est vrai qu'Esaïe représente le châtiment comme devant se prolonger jusqu'à ce que le peuple se convertisse (versets 14 et 15), tandis que l'invasion assyrienne n'a duré que quelques mois. Cette difficulté disparaît, si l'on songe que pour Esaïe le jugement passager de l'invasion assyrienne n'est que le premier acte d'une série de catastrophes qui doit aboutir finalement à la ruine complète de Jérusalem, et par là à la conversion du peuple (comparez 28.19, note, 30.13-14 ; 32.3-5). Ces jugements successifs, dont les contemporains d'Esaïe ne virent que le premier, sont présentés ici comme un seul et même jugement, qui se poursuit d'une manière ininterrompue jusqu'à ce que luise pour Israël l'ère du salut messianique. Comparez la manière toute pareille dont le jugement, de Tyr est présenté (33.14, note).
Les maisons de plaisir, le palais : les maisons de campagne des riches, situées aux abords de la capitale (5.9 ; Michée 2.2).
Cité joyeuse. Comparez 22.2.
Le bruit de la ville a cessé : pendant les angoisses du siège.