1 à 19 Ce cantique a un caractère à la fois intime et mystérieux. Les fidèles y célèbrent la justice et la fidélité inébranlables des voies de Dieu envers son peuple. Les souffrances qu'ils ont traversées sont devenues pour eux le sujet d'une parfaite joie. Ils savent que c'est Dieu seul qui a tout fait pour leur délivrance ; eux-mêmes ont été impuissants à se sauver. Et ce salut, déjà opéré, Dieu le couronnera par la résurrection de leurs morts.
En ce jour-là. Voir 25.9, note. Le jour du jugement du monde est pour le peuple de Dieu celui de la délivrance.
Dans la terre de Juda : où l'Israël fidèle est réuni avec les convertis d'entre les Gentils. Ils s'avancent avec des chants de triomphe vers la résidence que Dieu leur a préparée en Sion (35.10 ; 49.8-13,22).
Une ville forte : la nouvelle Jérusalem, la cité glorieuse du chapitre 60. Contraste avec les citadelles ruinées de Moab (25.12) et la ville superbe renversée (26.5).
Il mettra le salut... Ostervald traduit :
La délivrance y sera mise pour muraille et pour avant-mur...
Ce qui signifierait que la ville n'a pas de murs, parce que la protection divine lui en tient lieu (comparez Zacharie 2.4-5). Ce sens est peu naturel. La nouvelle Jérusalem est décrite comme ayant des murs (Apocalypse 21.12 ; comparez Esaïe 60.18).