Soyez muets. Ces mots s'adressent aux objets immédiats de la catastrophe, les habitants de l'île ; car cette île est Tyr elle-même. La ville de Tyr se composait de deux parties : l'ancienne ville, située sur le continent et appelée Paltyrus ; et la nouvelle, bâtie sur une petite île, à un kilomètre environ de la côte. Cette dernière était le siège du commerce tyrien ; elle possédait deux ports, les meilleurs de la côte de Syrie. Lorsqu'Alexandre, maître déjà des villes du littoral, assiégea la nouvelle Tyr, il combla, au moyen d'une chaussée, le canal qui la séparait du continent. L'île est ainsi devenue une presqu'île ; son extrémité est occupée aujourd'hui par la petite ville de Sûr (5000 habitants environ).
Sidon : ville phénicienne de la plus haute antiquité, mentionnée déjà dans le Pentateuque (Genèse 10.15) et souvent dans Homère, tandis qu'il n'y est pas encore parlé de Tyr. Sidon est appelée la grandeJosué 11.8 ; aujourd'hui son nom est Saïda ; c'est une ville d'environ 10 000 âmes, située sur la côte, à trente kilomètres au nord de Tyr. La nouvelle et peut-être l'ancienne Tyr elle-même était une colonie de Sidon.