La mer : ici le Nil, appelé une mer par les anciens à cause de sa largeur, surtout durant la saison de l'inondation ; les Egyptiens actuels le nomment encore ainsi (el-Bahr). Le dessèchement de ce fleuve, auquel l'Egypte doit sa fertilité et sa richesse, a pour résultat la ruine complète du pays. On ne peut guères prendre à la lettre la description versets 5 à 10, il faut y voir le tableau hyperbolique de l'état de complète désolation auquel le pays sera réduit par le conquérant étranger, plutôt que l'annonce d'une nouvelle plaie qui viendrait s'ajouter à celles de l'anarchie et de l'invasion.