9 à 11 A son approche le royaume des morts est ébranlé jusqu'en ses profondeurs, et ses habitants se portent à sa rencontre.
L'enfer, dans le sens propre du mot : les lieux inférieurs, le séjour des morts, le schéol (voir 5.14, note ; 7.11). Il est ici personnifié. L'émotion la plus vive règne, à l'arrivée d'un hôte si extraordinaire dans le séjour habituel du silence et de l'immobilité (Job 3.13,17 ; Psaumes 6.6 ; 88.12-13). Celui qui faisait trembler la terre est donc réduit au rang des ombres impuissantes !
Le mot hébreu réphaïm, proprement : ceux qui défaillent, qui sont sans force, sans vie, peut se rendre par fantômes, ombres. A ce sens se rattache celui de géants, que ce mot a fort souvent, parce que les fantômes sont censés avoir une grandeur surhumaine (voyez Josué 15.8 ; Esaïe 17.5).
Les monarques de la terre, littéralement : les boucs..., ceux qui marchent à la tête des troupeaux (Zacharie 10.3).
De leurs trônes. La vie dans le schéol est représentée comme une continuation de l'existence terrestre. Comparez 1Samuel 28.14, où Samuel monte du schéol vêtu comme il l'était sur la terre. Quel tableau que celui de toutes ces grandes ombres se levant de leurs sièges pour accueillir le monarque babylonien avec les honneurs dus à son rang suprême ! Si parmi elles se trouvent celles des rois qu'il a asservis, l'ironie de leur discours, verset 10, en devient plus mordante.