La fille de Sion : la ville de Jérusalem. Sion désigne primitivement la montagne qui portait la citadelle de David ; puis la citadelle elle-même ; enfin la ville qui s'établit à l'entour et ses habitants. Dans la locution fille de Sion, la ville, par une figure poétique familière à l'Ancien Testament et employée aussi par la statuaire moderne, est personnifiée sous les traits d'une jeune fille. Comparez 47.1 : fille de Babylone. Le mot Sion n'est donc pas le complément, mais l'apposition du mot fille : la fille qui est ou qui se nomme Sion (exactement comme nous disons : la ville de Rome, la ville de Paris). Les habitants sont envisagés comme les enfants de la ville ainsi personnifiée (54.1 ; 60.4 ; 66.8).
Est restée... Tout le pays est ravagé ; Jérusalem demeure seule debout, semblable à une hutte de gardien dans une vigne ou dans un champ.
Tour de garde, littéralement : une ville de garde, c'est-à-dire, où veillent constamment des gardiens : un de ces forts isolés que l'on élève sur les frontières d'un pays pour défendre les passages. Comparez 2Rois 17.9, où ces forts sont opposés aux grandes villes.