Ceux qui en auront... conduit... Comparez 11.33-35. Un degré supérieur de gloire est promis à ceux qui auront été pour d'autres des instruments de salut. Ils ont été des lumières aux jours sombres du malheur ; ils brilleront comme des lumières resplendissantes au jour du triomphe. Ils sont si nous comprenons bien, distingués en deux classes : celle des docteurs pieux qui ont bien instruit leurs frères, et celle des sacrificateurs qui ont maintenu la justice en Israël par le moyen du culte et des sacrifices, ces institutions salutaires établies de Dieu.
La splendeur de l'étendue : le firmament avec son vif et pur éclat.
Les étoiles ; comparez Matthieu 13.43, où cette même promesse est faite.
Ce passage présente de grandes difficultés, soit dans l'une, soit dans l'autre interprétation. Dans la première, comment la résurrection et le jugement du peuple d'Israël peuvent-ils être rattachés immédiatement au rétablissement du peuple et du culte sous les Maccabées ? Dans la seconde, il faut passer directement d'Antiochus à l'Antéchrist des derniers temps ; et que devient alors la quatrième monarchie des chapitres 2 et 7 qui doit succéder à la monarchie grecque et précéder l'établissement final du royaume deDieu ? Puis comment se fait-il que le personnage du Messie, qui doit remporter la victoire sur l'Antéchrist, reste entièrement absent du tableau ? Pour échapper à ces difficultés, il faut recourir à ce caractère de la vue prophétique qui réunit les événements analogues en un seul et même tableau, malgré la distance chronologique qui les sépare, et puis tenir compte de ce fait qu'il ne s'agit ici de la fin des choses (résurrection et jugement) que pour le peuple juif spécialement, et non pour l'humanité en général. On pourrait expliquer ainsi qu'il soit parlé ici de Micaël, l'ange protecteur du peuple, plutôt que du Messie, le fils de l'homme, le Sauveur du genre humain tout entier.