Ce chapitre se divise en trois parties :
- Une courte histoire de la monarchie perse et de la monarchie grecque, versets 2 à 4
- Le récit des principales guerres entre les Ptolémées et les Séleucides, versets 5 à 20
- La description du règne d'Antiochus Epiphane et de ses persécutions, versets 21 à 45.
Ce verset se rattache étroitement au précédent dont il est la contrepartie et dont il a été maladroitement séparé par la division des chapitres. Le sens en est : De même que Micaël me soutient dans le combat avec les chefs de Javan et de Perse (10.1), ainsi moi je l'ai soutenu dans la première année de Darius-le-Mède. Les mots auprès de lui se rapportent donc à Micaël et non à Darius-le-Mède, qui n'est mentionné ici que d'une manière incidente et pour préciser le temps. Pourquoi Micaël, le chef d'Israël, devait-il à ce moment lutter pour les intérêts de son peuple, et pourquoi avait-il besoin de l'assistance de l'Ange de l'Eternel ? Il suffit, pour répondre à cette question, de rappeler les faits du chapitre 6 et du chapitre 9. Il s'agissait alors de la position que la nouvelle dynastie médo-perse prendrait vis-à-vis du peuple d'Israël. La conduite bienveillante de Darius, racontée au chapitre 6, ainsi que les événements qui préparèrent la fin de la captivité d'Israël, furent le résultat obtenu par les deux invisibles champions qui avaient pris en mains la défense du peuple de Dieu. Celui-ci peut donc regarder l'avenir avec confiance, malgré les ennemis qui l'entourent. Ceux qui sont avec lui sont plus forts que ceux qui sont contre lui, parce que la cause qu'il représente est celle du salut du monde.