Comparer Matthieu 11.15,Marc 7.16, etc. L'Esprit qui parle ainsi aux Eglises c'est l'Esprit du Seigneur qui dicte ces lettres à Jean (2Corinthiens 3.17, comparez Romains 8.9,10 ; Jean 16.13-15)
A la fin de chaque lettre, le Seigneur s'adresse aux Églises, c'est-à-dire à toutes les Eglises chrétiennes, à moins qu'on ne limite ce terme aux Eglises auxquelles l'Apocalypse est adressée. C'est ce que fait la variante de A, qui porte : aux sept Eglises.
La promesse qui termine chacune de ces lettres a un rapport intime avec l'état spirituel et avec les besoins de l'Église à laquelle elle est adressée.
Celle d'Ephèse se distingue par son travail, sa patience, sa fidélité dans la doctrine, mais son manque d'amour la mettait en danger de déchoir tout à fait de la vie intérieure et spirituelle. Si elle se repent (verset 5. note) et remporte la victoire dans le combat contre les ennemis du dedans et du dehors elle parviendra par là même à la plénitude de la vie qui lui est ici promise sous une image bien connue. L'arbre de vie qui était au milieu du paradis de Dieu, (Genèse 2.9) était le symbole de la communion intime de l'homme avec son Dieu, source de la vie véritable.
Par la chute, l'homme fut exclu de la jouissance de l'arbre : il avait perdu le bien figuré par ce symbole. L'auteur de la vie nouvelle, Jésus-Christ, remet celui qui vaincra (grec le vainquant) en possession de ce qu'il avait perdu (comparez Apocalypse 22.2, note, Apocalypse 22.14,19) ; il lui procure bien plus encore que ce que l'homme possédait dans son état d'innocence primitive. La plénitude de la vie et de l'amour, tel est le prix magnifique de la victoire.
- Le paradis (comparez Luc 23.43 ; 2Corinthiens 12.4. notes) est ici appelé paradis de Dieu, parce que Dieu en est la lumière et la vie. D'après A et les versions, le Seigneur dirait : le paradis de mon Dieu. Le mot mon manque dans Sin., A, C.