11 à 15 Promesse d'un futur et magnifique relèvement. L'exil ayant porté ses fruits, le trône de David sera relevé (11 et 12), et le pays richement béni (13 à 15).
11 et 12 Ces versets se rattachent à la promesse du verset 8, mais il y a progrès de l'un aux autres ; là, Dieu disait : Je ne détruirai pas entièrement ; ici, il dit : Je relèverai.
En ce jour-là, date indéterminée : quand le jugement de Dieu aura produit tous ses effets.
La hutte de David. L'image d'une simple hutte contraste avec l'idée des palais magnifiques que David et Salomon avaient bâtis pour eux et leurs successeurs. Elle dépeint l'état de faiblesse et de décadence auquel était déjà réduite la puissance de Juda. Par les mots suivants : qui est tombée, ses brèches, ses ruines, le prophète semble même indiquer qu'il la voit en esprit plus complètement abattue encore qu'elle ne l'est maintenant. Les savants juifs l'ont si bien compris dans ce sens qu'ils ont tiré de ce passage une de leurs dénominations du Messie : Bar-Nafeli (fils de la décadence).
Je relèverai... je rebâtirai. Le prophète ne nomme pas celui par qui ce relèvement aura lieu. C'est le fait, non l'agent, qui le préoccupe. Dans la complainte d'Israël (5.2), il disait : Nul ne la relève ; ici, il dit : Je relèverai.
Telle qu'aux jours d'autrefois : comme sous le règne glorieux de David et de Salomon. La promesse est faite à la famille de David seule, parce qu'elle est la seule légitime et que le royaume des dix tribus reviendra sous son sceptre ; les deux frères, longtemps séparés, seront unis pour toujours. Comparez Osée 1.11 ; 3.5 ; Ezéchiel 27.22.