Les noms des patriarches que Pierre associe à celui de Dieu devaient rendre plus solennel son discours.
Une variante de Sin., A, C, D, admise par Tischendorf, renferme trois fois le nom de Dieu : "Le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob."
C'est, d'après Exode 3.15 le nom complet du Dieu de l'alliance. "Le Dieu de nos pères" est, dans la pensée de l'apôtre, non le Dieu des patriarches seulement, mais celui de tous les ancêtres de ses auditeurs. Ce Dieu a glorifié Jésus, son Serviteur, il l'a glorifié par sa résurrection, par son élévation à sa droite, et, dans ce moment, par le fait que son nom a suffi pour guérir un malheureux paralytique dès sa naissance. (versets 4,16)
Mais contraste criant, Celui que Dieu a ainsi glorifié, vous, vous l'avez livré, renié, et cela (grec) à la face de Pilate, qui, moins injuste que vous, avait décidé (grec jugé, prononcé son jugement) de le relâcher comme innocent. (Voir entre autres passages Luc 23.14-16 ; Jean 18.38,39 ; 19.12)
Quant à cette accusation directe que Pierre porte contre ses auditeurs, voir Actes 2.23, note.
- Le mot que nous traduisons par serviteur (et qui se retrouve Actes 3.26 ; Actes 4.27,30) signifie aussi enfant, et on l'a souvent rendu par fils, Fils de Dieu ; mais comme on sait que c'est là le terme par lequel les Septante désignent constamment le serviteur de l'Eternel, (Esaïe 42.1 ; 52.13, etc.) il n'y a pas le moindre doute que ce soit dans ce sens qu'il doive être entendu ici.
Ce serviteur qui s'est montré tel dans toute sa vie est ainsi devenu le Sauveur, selon la belle signification du nom de Jésus.