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Tout par grâce · Charles H. Spurgeon

Chapitre 3

Dieu justifie l'impie

Écoutez une petite prédication. Vous trouverez le texte dans l'épître aux Romains, au quatrième chapitre, verset cinq :

« À celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice » (Romains 4,5).

J'attire votre attention sur ces mots : « celui qui justifie l'impie ». Ils me paraissent tout à fait merveilleux.

N'êtes-vous pas surpris qu'il y ait dans la Bible une expression comme celle-là : « qui justifie l'impie » ? J'ai entendu dire que les hommes qui détestent les doctrines de la croix en font un reproche à Dieu : il sauve les méchants et il accueille auprès de lui les plus vils d'entre les vils. Voyez comme cette Écriture accepte le reproche et le dit tout net ! Par la bouche de son serviteur Paul, sous l'inspiration du Saint-Esprit, Dieu se donne à lui-même ce titre : « celui qui justifie l'impie ». Il rend justes ceux qui sont injustes, il pardonne à ceux qui méritent d'être punis, et il accorde sa faveur à ceux qui ne méritent aucune faveur. Vous pensiez, n'est-ce pas, que le salut était pour les bons ? que la grâce de Dieu était pour les purs et les saints, ceux qui sont sans péché ? Il vous est venu à l'esprit que, si vous étiez excellent, alors Dieu vous récompenserait ; et vous avez pensé que, puisque vous n'en êtes pas digne, il ne pouvait y avoir aucun moyen pour vous de goûter sa faveur. Vous devez être un peu surpris de lire un texte comme celui-ci : « celui qui justifie l'impie ». Cela ne m'étonne pas que vous soyez surpris ; car moi-même, si familier que je sois avec la grande grâce de Dieu, je ne cesse jamais de m'en émerveiller. Cela paraît surprenant, n'est-ce pas, qu'un Dieu saint puisse justifier un homme qui n'est pas saint ? Nous, avec ce goût naturel de notre cœur pour la loi, nous parlons toujours de notre propre bonté et de nos propres mérites, et nous nous obstinons à soutenir qu'il doit y avoir quelque chose en nous pour attirer le regard de Dieu. Or Dieu, qui voit à travers toutes les tromperies, sait qu'il n'y a absolument aucune bonté en nous. Il dit : « Il n'y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3,10). Il sait que « toute notre justice est comme un vêtement souillé » (Ésaïe 64,5) ; et c'est pourquoi le Seigneur Jésus n'est pas venu dans le monde chercher de la bonté et de la justice parmi les hommes, mais apporter avec lui la bonté et la justice, et les donner à des gens qui n'en ont pas du tout. Il vient, non parce que nous sommes justes, mais pour nous rendre justes : il justifie l'impie.

Quand un avocat se présente au tribunal, s'il est honnête homme, il souhaite plaider la cause d'un innocent et le justifier devant la cour des choses dont on l'accuse faussement. Le but de l'avocat doit être de justifier l'innocent, et il ne doit pas essayer de couvrir le coupable. Ce n'est ni dans le droit ni dans le pouvoir de l'homme de vraiment justifier le coupable. C'est un miracle réservé au Seigneur seul. Dieu, le Souverain infiniment juste, sait qu'« il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais » (Ecclésiaste 7,20) ; c'est pourquoi, dans la souveraineté infinie de sa nature divine et dans la splendeur de son amour indicible, il entreprend la tâche, non pas tant de justifier le juste que de justifier l'impie. Dieu a imaginé des voies et des moyens pour que l'homme impie se tienne devant lui, accepté en toute justice : il a établi un plan par lequel, avec une parfaite justice, il peut traiter le coupable comme s'il avait été toute sa vie sans faute, et même le traiter comme s'il était entièrement sans péché. Il justifie l'impie.

Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs (1 Timothée 1,15). C'est une chose tout à fait surprenante, une chose qui émerveille plus que tous les autres ceux qui en jouissent. Je sais que, pour moi, encore aujourd'hui, c'est la plus grande merveille dont j'aie jamais entendu parler : que Dieu ait jamais pu me justifier. Je me sens comme un bloc d'indignité, une masse de corruption et un tas de péché, en dehors de son amour tout-puissant. Je sais avec une pleine assurance que je suis justifié par la foi qui est en Jésus-Christ, traité comme si j'avais été parfaitement juste, et fait héritier de Dieu et cohéritier de Christ (Romains 8,17) ; et pourtant, par nature, je dois prendre place parmi les plus pécheurs. Moi qui ne mérite absolument rien, je suis traité comme si je l'avais mérité. Je suis aimé d'un aussi grand amour que si j'avais toujours été pieux, alors qu'autrefois j'étais impie. Qui pourrait ne pas en être stupéfait ? La reconnaissance pour une telle faveur se tient là, revêtue de la robe de l'émerveillement.

Or, si surprenant que ce soit, je veux que vous remarquiez combien cela met l'Évangile à votre portée et à la mienne. Si Dieu justifie l'impie, alors, cher ami, il peut vous justifier. N'est-ce pas justement le genre de personne que vous êtes ? Si vous n'êtes pas converti à cette heure, c'est une description tout à fait juste de vous : vous avez vécu sans Dieu, vous avez été le contraire d'un homme pieux ; en un mot, vous avez été et vous êtes impie. Peut-être n'êtes-vous même pas allé dans un lieu de culte le jour du Seigneur, mais avez-vous vécu sans tenir compte du jour de Dieu, de sa maison et de sa Parole : cela prouve que vous avez été impie. Plus triste encore, il se peut que vous ayez même essayé de douter de l'existence de Dieu, et que vous soyez allé jusqu'à dire que vous en doutiez. Vous avez vécu sur cette belle terre, qui est pleine des signes de la présence de Dieu, et pendant tout ce temps vous avez fermé les yeux sur les preuves évidentes de sa puissance et de sa divinité. Vous avez vécu comme s'il n'y avait pas de Dieu. En fait, vous auriez été bien content si vous aviez pu vous démontrer avec certitude qu'il n'y avait aucun Dieu. Peut-être avez-vous vécu ainsi bien des années, si bien que vous voilà maintenant assez installé dans vos habitudes, et pourtant Dieu n'est dans aucune d'elles. Si l'on vous collait l'étiquette impie, elle vous décrirait aussi bien que l'étiquette « eau salée » décrirait la mer. N'est-ce pas ?

Peut-être êtes-vous une personne d'une autre sorte : vous avez régulièrement pratiqué toutes les formes extérieures de la religion, et pourtant vous n'y avez jamais mis votre cœur, mais vous avez été réellement impie. Vous vous êtes bien trouvé avec le peuple de Dieu, mais vous n'avez jamais rencontré Dieu pour vous-même ; vous avez chanté dans la chorale, et pourtant vous n'avez pas loué le Seigneur de tout votre cœur. Vous avez vécu sans aucun amour pour Dieu dans votre cœur, et sans aucun égard pour ses commandements dans votre vie. Eh bien, vous êtes justement le genre d'homme à qui cet Évangile est envoyé, cet Évangile qui dit que Dieu justifie l'impie. C'est tout à fait merveilleux, mais heureusement cela est à votre portée. Cela vous va parfaitement. N'est-ce pas ? Comme je voudrais que vous l'acceptiez ! Si vous êtes un homme sensé, vous verrez la grâce remarquable de Dieu, qui a pourvu à ceux qui sont comme vous, et vous vous direz : « Justifier l'impie ! Mais alors, pourquoi ne serais-je pas justifié, et justifié tout de suite ? »

Remarquez encore ceci : il faut qu'il en soit ainsi, il faut que le salut de Dieu soit pour ceux qui ne le méritent pas et qui n'y sont pas préparés. Il est logique que cette déclaration se trouve dans la Bible ; car, cher ami, personne n'a besoin d'être justifié, sinon ceux qui n'ont aucune justification à eux. Si quelques-uns de mes lecteurs sont parfaitement justes, ils n'ont aucun besoin d'être justifiés. Vous sentez que vous faites bien votre devoir, et que le ciel vous est presque redevable. Qu'avez-vous à faire d'un Sauveur, ou de la miséricorde ? Qu'avez-vous à faire de la justification ? Vous serez déjà fatigué de mon livre à l'heure qu'il est, car il n'aura pour vous aucun intérêt.

Si quelques-uns d'entre vous prennent de si grands airs, écoutez-moi un petit moment. Vous serez perdus, aussi sûr que vous êtes vivants. Vous, les justes, dont la justice est tout entière votre propre ouvrage, vous êtes ou bien des trompeurs, ou bien des trompés ; car l'Écriture ne peut mentir, et elle dit clairement : « Il n'y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3,10). En tout cas, je n'ai pas d'Évangile à prêcher à ceux qui se croient justes par eux-mêmes, non, pas un mot. Jésus-Christ lui-même n'est pas venu appeler des justes (Matthieu 9,13), et je ne vais pas faire ce qu'il n'a pas fait. Si je vous appelais, vous ne viendriez pas ; c'est pourquoi je ne vous appellerai pas sous ce titre. Non, je vous invite plutôt à regarder cette justice qui est la vôtre jusqu'à ce que vous voyiez quelle illusion c'est. Elle n'a pas la moitié de la consistance d'une toile d'araignée. Finissez-en avec elle ! Fuyez-la ! Oh, mes amis, les seules personnes qui puissent avoir besoin d'être justifiées sont celles qui ne sont pas justes en elles-mêmes. Elles ont besoin que quelque chose soit fait pour elles, afin de les rendre justes devant le tribunal de Dieu. Soyez-en sûr, le Seigneur ne fait que ce qui est nécessaire. La sagesse infinie n'entreprend jamais rien d'inutile. Jésus n'entreprend jamais rien de superflu. Rendre juste celui qui est juste, ce n'est pas un ouvrage pour Dieu : ce serait une besogne de fou ; mais rendre juste celui qui est injuste, voilà un ouvrage pour l'amour et la miséricorde infinis. Justifier l'impie : voilà un miracle digne d'un Dieu. Et il en est certainement ainsi.

Maintenant, regardez. S'il y a quelque part au monde un médecin qui a découvert des remèdes sûrs et précieux, vers qui ce médecin est-il envoyé ? Vers ceux qui sont en parfaite santé ? Je ne le pense pas. Installez-le dans un endroit où il n'y a pas de malades, et il sent qu'il n'est pas à sa place. Il n'a rien à y faire. « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades » (Matthieu 9,12). N'est-il pas tout aussi clair que les grands remèdes de la grâce et de la rédemption sont pour ceux dont l'âme est malade ? Ils ne peuvent pas être pour les bien-portants, car ils ne leur serviraient à rien. Si vous, cher ami, vous sentez que vous êtes malade spirituellement, le Médecin est venu dans le monde pour vous. Si vous êtes entièrement perdu à cause de votre péché, c'est vous précisément que vise le plan du salut. Je dis que le Seigneur d'amour avait en vue des gens exactement comme vous quand il a établi le plan de la grâce. Supposez qu'un homme au cœur généreux décide de remettre leur dette à tous ceux qui lui doivent quelque chose ; il est clair que cela ne peut s'appliquer qu'à ceux qui sont réellement ses débiteurs. L'un lui doit mille livres ; un autre lui doit cinquante livres ; chacun n'a qu'à faire acquitter sa note, et la dette est effacée. Mais l'homme le plus généreux ne peut pas remettre les dettes de ceux qui ne lui doivent rien. Il n'est pas au pouvoir de la toute-puissance de pardonner là où il n'y a pas de péché. Le pardon ne peut donc pas être pour vous qui n'avez pas de péché. Le pardon doit être pour les coupables. La rémission doit être pour les pécheurs. Il serait absurde de parler de pardonner à ceux qui n'ont pas besoin de pardon, de faire grâce à ceux qui n'ont jamais offensé.

Pensez-vous que vous serez forcément perdu parce que vous êtes pécheur ? C'est justement la raison pour laquelle vous pouvez être sauvé. Parce que vous reconnaissez être pécheur, je voudrais vous encourager à croire que la grâce est destinée à ceux qui sont comme vous. Un de nos auteurs de cantiques a même osé dire :

« Un pécheur est une chose sacrée ; le Saint-Esprit l'a fait tel. »

C'est bien vrai : Jésus cherche et sauve ce qui était perdu (Luc 19,10). Il est mort et il a fait une véritable expiation pour de véritables pécheurs. Quand des hommes ne jouent pas avec les mots, et ne se disent pas « misérables pécheurs » par pure politesse, je suis rempli de joie de les rencontrer. J'aimerais parler toute la nuit avec des pécheurs pour de bon. L'auberge de la miséricorde ne ferme jamais ses portes à ceux-là, ni en semaine ni le dimanche. Notre Seigneur Jésus n'est pas mort pour des péchés imaginaires ; non, le sang de son cœur a été répandu pour laver des taches profondes, d'un rouge cramoisi, que rien d'autre ne peut enlever.

Celui qui est un pécheur noir, voilà le genre d'homme que Jésus-Christ est venu rendre blanc. Un prédicateur de l'Évangile prêcha un jour sur ce texte : « Déjà la cognée est mise à la racine des arbres » (Matthieu 3,10) ; et il fit un tel sermon qu'un de ses auditeurs lui dit : « On aurait cru que vous prêchiez à des criminels. Votre sermon aurait dû être prononcé à la prison du comté. » « Oh non, répondit le brave homme, si je prêchais à la prison du comté, je ne prendrais pas ce texte. Là, je prêcherais : "C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs" (1 Timothée 1,15). » Justement. La loi est pour ceux qui se croient justes, pour abaisser leur orgueil ; l'Évangile est pour les perdus, pour ôter leur désespoir.

Si vous n'êtes pas perdu, qu'avez-vous à faire d'un Sauveur ? Le berger doit-il partir à la recherche de celles qui ne se sont jamais égarées ? Pourquoi la femme balaierait-elle sa maison pour des pièces d'argent qui ne sont jamais sorties de sa bourse (Luc 15,4-8) ? Non, le remède est pour les malades ; la vie nouvelle est pour les morts ; le pardon est pour les coupables ; la délivrance est pour ceux qui sont liés ; l'ouverture des yeux est pour ceux qui sont aveugles. Comment expliquer le Sauveur, sa mort sur la croix et l'Évangile du pardon, sinon en supposant que les hommes sont coupables et dignes de condamnation ? Le pécheur est la raison d'être de l'Évangile. Vous, mon ami, à qui cette parole parvient maintenant, si vous êtes sans mérite, si vous ne méritez que le mal, si vous méritez l'enfer, vous êtes le genre d'homme pour qui l'Évangile est destiné, préparé et proclamé. Dieu justifie l'impie.

Je voudrais rendre cela très clair. J'espère l'avoir déjà fait ; mais, si clair que ce soit, seul le Seigneur peut le faire voir à un homme. Au début, cela paraît vraiment tout à fait stupéfiant à un homme réveillé que le salut soit réellement pour lui, tel qu'il est, perdu et coupable. Il pense que le salut doit être pour lui en tant qu'homme repentant, oubliant que sa repentance fait partie de son salut. « Oh, dit-il, mais il faut que je sois ceci et cela. » Tout cela est vrai, car il sera ceci et cela, comme fruit du salut ; mais le salut vient à lui avant qu'il ait aucun des fruits du salut. En fait, il vient à lui alors qu'il ne mérite que ce qualificatif nu, misérable, bas et abominable : « impie ». C'est tout ce qu'il est, quand l'Évangile de Dieu vient le justifier.

Puis-je donc presser tous ceux qui n'ont rien de bon en eux, qui craignent de n'avoir même pas un bon sentiment, ni quoi que ce soit qui puisse les recommander à Dieu, de croire fermement que notre Dieu plein de grâce peut et veut les prendre sans rien qui les recommande, et leur pardonner de lui-même, non parce qu'ils sont bons, mais parce que lui est bon ? Ne fait-il pas lever son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons (Matthieu 5,45) ? Ne donne-t-il pas des saisons fertiles, n'envoie-t-il pas la pluie et le soleil en leur temps sur les nations les plus impies ? Oui, même Sodome avait son soleil, et Gomorrhe sa rosée. Oh, mon ami, la grande grâce de Dieu dépasse ce que je peux concevoir et ce que vous pouvez concevoir, et je voudrais que vous en ayez une pensée digne d'elle. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant les pensées de Dieu sont élevées au-dessus de nos pensées (Ésaïe 55,9). Il ne se lasse pas de pardonner (Ésaïe 55,7). Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs : le pardon est pour les coupables.

N'essayez pas de vous refaire une beauté et de vous donner l'air d'être autre chose que ce que vous êtes vraiment ; mais venez tel que vous êtes à celui qui justifie l'impie. Il y a peu de temps, un grand peintre avait représenté une partie du conseil municipal de la ville où il habitait, et il voulait, pour l'histoire, faire figurer dans son tableau certains personnages bien connus dans la ville. Un balayeur de rue, hirsute, en haillons, crasseux, était connu de tout le monde, et il y avait pour lui une place toute trouvée dans le tableau. Le peintre dit à cet individu déguenillé et mal dégrossi : « Je vous paierai bien si vous voulez venir à mon atelier et me laisser faire votre portrait. » L'homme vint le matin, mais il fut bientôt renvoyé ; car il s'était lavé la figure, il s'était peigné, et il avait endossé un costume convenable.

On avait besoin de lui comme mendiant, et on ne l'avait invité à aucun autre titre. De même, l'Évangile vous recevra dans ses salles si vous venez comme pécheur, mais pas autrement. N'attendez pas de vous être amendé, mais venez tout de suite pour être sauvé. Dieu justifie l'impie, et cela vous prend là où vous êtes maintenant : cela vous rejoint dans votre pire état.

Venez en déshabillé. Je veux dire : venez à votre Père céleste avec tout votre péché et toute votre nature pécheresse. Venez à Jésus tel que vous êtes, lépreux, souillé, nu, aussi incapable de vivre que de mourir. Venez, vous qui êtes le rebut même de la création ; venez, même si vous osez à peine espérer autre chose que la mort. Venez, même si le désespoir pèse sur vous et vous oppresse la poitrine comme un horrible cauchemar. Venez et demandez au Seigneur de justifier encore un impie. Pourquoi ne le ferait-il pas ? Allons, venez ; car cette grande miséricorde de Dieu est faite pour ceux qui sont comme vous. Je le dis avec les mots du texte, et je ne peux pas le dire plus fortement : le Seigneur Dieu lui-même se donne ce titre plein de grâce : « celui qui justifie l'impie ». Il rend justes, et fait traiter comme justes, ceux qui par nature sont impies. N'est-ce pas là une parole merveilleuse pour vous ? Lecteur, ne quittez pas votre siège avant d'avoir bien réfléchi à cette question.

Texte : Traduction française de biblelibre.org (2026). Source : All of Grace, Robert Carter & Brothers, 1886 (archive.org, exemplaire du Princeton Theological Seminary) (Texte anglais du domaine public ; traduction française de biblelibre.org sous licence CC BY-SA 4.0 : libre de copie et de partage, dans les mêmes conditions, en citant la source).

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