1.7 à 6.8 Les visions
Les huit visions qui suivent ne sont pas reliées entre elles d'une manière visible ; chacune forme un tableau distinct. Elles n'en constituent pas moins un ensemble, d'abord parce qu'elles ont toutes été accordées au prophète dans le cours d'une seule nuit, et surtout parce qu'elles se rapportent toutes à la restauration actuelle du peuple d'Israël et à son avenir comme porteur du règne de Dieu au sein de l'humanité. On a essayé de les ramener à sept en réunissant en une seule les deux du chapitre 5, mais ce procédé est arbitraire. La 8ième clôt le cycle en ramenant sous les yeux du prophète les chevaux qu'il avait contemplés dans la 2ième.
Le tout est couronné par un acte symbolique (6.9-15) qui se rattache spécialement à la 4ième et à la 5ième vision et qui ferme la perspective prophétique ouverte par la série entière.
1 à 17 Première vision :
Le cavalier au milieu des myrtes.
Du onzième mois ; c'était le mois de février. L'année commençait à l'anniversaire de la sortie d'Egypte, à l'époque de la Pâque. On compta plus tard à partir de l'automne (20 septembre), parce que c'était l'époque où l'histoire d'Israël avait recommencé avec le retour de l'exil.
Au vingt-quatrième jour. Cette date du vingt-quatrième jour revient plusieurs fois à cette époque (Aggée 2.10,18,20), peut-être parce que c'était en ce jour-là que le peuple avait repris le travail de la construction du temple. C'était donc une date bénie dans son histoire, et Dieu, en se manifestant en ce jour, voulait sans doute montrer que ces communications étaient une récompense de la fidélité du peuple dans l'accomplissement de ce devoir.
La parole de l'Eternel. Le terme hébreu a un sens plus étendu que celui de notre mot parole : il s'applique à toute révélation divine, même sous forme de vision.