Paul confirme et explique (car) l'opposition irréductible des deux affections mentionnées à verset 5, en montrant les buts opposés auxquels elles tendent, et les résultats contraires auxquels elles aboutissent : la mort d'un côté, la vie et la paix de l'autre. (comparez Galates 6.8)
L'affection de la chair, l'affection de l'Esprit : nous conservons ce terme faute d'un plus exact ; on pourrait être tenté de traduire : la "pensée" de la chair, la "pensée" de l'Esprit, si ce mot n'éveillait l'idée d'une activité purement intellectuelle, tandis que le mot grec désigne aussi une faculté morale, c'est à la fois le penser et le vouloir.
De là vient que l'apôtre parlant au point de vue absolu de la régénération (voir la note précédente) ne dit pas seulement que l'affection de la chair "donne" la mort, mais qu'elle est déjà la mort, la mort spirituelle, qui devient définitive, si celui qu'elle atteint n'est pas réveillé de ce funeste sommeil, de même, l'affection de l'Esprit ne "produit" pas seulement la vie et la paix, elle est déjà la vie et la paix, la vie impérissable dans la communion de Dieu, la paix qui naît du rétablissement de nos relations normales avec Dieu et du plein épanouissement, du fonctionnement harmonique de toutes nos facultés.