Sin., B, etc., portent : t'a affranchi ; si c'est la leçon authentique, il faut admettre que Paul fait appel à ses lecteurs et à leur expérience de rachetés. Il oppose celle-ci aux douloureuses expériences de l'esclave du péché, dont il avait parlé à la première personne. (Romains 7.7-25)
- Ces paroles expliquent et motivent (en effet) la consolante affirmation du verset 1. Elles renferment la réponse à la question désespérée que se posait l'homme charnel, impuissant à accomplir la loi. (Romains 7.24)
- L'Esprit n'est pas l'élément spirituel qui élève l'homme au-dessus de la brute mais, comme l'indique le complément de vie, c'est l'Esprit de Dieu qui crée la vie et qui la communique au croyant.
En parlant de la loi de l'Esprit de vie, qu'il oppose à la loi du péché et de la mort, l'apôtre emploie ce mot de loi dans le sens de puissance réglée, de régime qui s'impose à la volonté. (comparez Romains 7.21,23)
On pourrait faire dépendre les mots : de la mort directement du verbe : m'a affranchi, mais il est plus naturel de les rattacher au complément de la loi, comme les mots du péché, qui précèdent immédiatement.
Plusieurs rapportent le complément : en Jésus-Christ, au verbe : m'a affranchi ; mais, ainsi construite, la proposition ne serait qu'une répétition de l'idée exprimée à verset 1.
Il vaut donc mieux considérer comme une seule locution les mots : la loi de l'Esprit de vie en JésusChrist. C'est en Jésus-Christ que la loi de l'Esprit de vie a été manifestée au sein de notre humanité ; c'est par lui qu'elle est devenue le moyen d'affranchir l'homme de la loi du péché et de la mort.
La loi du péché, c'est la puissance que le péché exerce sur celui qui est son esclave. (Romains 7.21,23, notes) C'est à tort que l'on a appliqué cette expression à la loi mosaïque, en se fondant sur Romains 7.9-13.