Grec : Car vouloir gît auprès de moi (est à ma portée), mais accomplir le bien, non.
Tel est le texte de Sin., B, A, C.
Les autres documents portent : "accomplir le bien je ne trouve pas."
Là est la raison de l'impuissance dont se plaint l'apôtre. Avec ce verset commence la seconde strophe de sa complainte ; (verset 14, note) elle s'étend jusqu'à la fin de verset 20, où sont répétés les mots : c'est le péché qui habite en moi.
- L'affirmation que l'apôtre vient d'émettre verset 17, il la confirme (en effet), en même temps qu'il la corrige et la précise dans les premiers mots de verset 18 "Je sais qu'en moi, c'est à dire en ma chair, n'habite pas le bien."
Il restreint à sa chair ce domaine où n'habite pas le bien. Sa chair, c'est encore lui-même, en un sens ; car la chair comprend tout l'homme naturel (Romains 1.3, note ; Jean 3.6) ; mais c'est son être, pour autant qu'il est dominé par sa partie inférieure, matérielle.
Cette domination de la chair a pour conséquence l'activité des passions sensuelles (verset 5) et la poursuite effrénée des satisfactions de l'orgueil et de l'égoïsme.
La volonté en est affaiblie : elle ne parvient pas à accomplir le bien que l'homme approuve et se sent tenu de faire. Si le pécheur, que l'apôtre nous dépeint ici, distingue ainsi son moi de sa chair, (comparez versets 17,22-24) c'est un premier pas vers l'affranchissement que procure la régénération.