"Et, maintenant ce n'est plus moi qui accomplis cela".
Dans notre contexte, maintenant ne peut avoir qu'un sens logique ; nous le rendons par alors.
- Cette distinction entre le moi et le péché ne signifie point que ce dernier ne vienne pas de l'homme, ni que l'homme puisse jamais en décliner la responsabilité. Ce qui le prouve c'est la douleur et l'humiliation que l'apôtre exprime ou laisse apercevoir dans tout ce passage.
Il y a bien en lui deux agents qui se combattent ; mais pourquoi le meilleur, le vrai moi, cède-t-il au pire, au péché ? C'est qu'il veut faiblement, qu'il se borne à "consentir à la loi," à l'approuver en principe.
L'impuissance de l'homme pour le bien est donc une impuissance de la volonté, et c'est pourquoi il sent lui même qu'il en est coupable. Mais quelque profonde que puisse être sa dégradation, la créature originelle de Dieu en lui peut toujours être distinguée du péché ; la loi opère cette distinction, cette séparation des deux puissances et fait naître la guerre entre elles.
On peut donc admettre, en une certaine mesure, que ce moi qui se distingue du péché son hôte et qui consent à la loi de Dieu, se trouve déjà chez l'homme naturel éclairé par la loi révélée et non pas seulement chez le chrétien régénéré en Christ. (comparez versets 22,23, notes)
L'homme cesserait d'être homme, il deviendrait un être tout chair, fatalement asservi à son organisme matériel, si sa conscience pouvait perdre entièrement la capacité de rendre témoignage à la sainteté de la loi de Dieu.
Même le païen qui ignore le vrai Dieu éprouve, par le simple jeu de sa conscience, ce sentiment d'approbation pour le bien, auquel la sainte loi révélée imprime une force nouvelle. (comparez Romains 2.15)