9 à 20
La condamnation de tous les hommes confirmée par l'Ecriture.
Avons-nous une supériorité ? par ce nous, Paul entend les Juifs, et il se demande s'ils ont une supériorité sur les païens ; il répond : pas à tous égards, ou pas absolument.
D'autres traduisent : "absolument pas".
Mais le premier sens est conforme à l'emploi que Paul fait de cette locution dans 1Corinthiens 5.10, comparez Romains 16.12 (texte Grec), et faire dire à l'apôtre que les Juifs n'ont "absolument pas" de supériorité sur les païens, ce serait le mettre en contradiction avec des paroles dans lesquelles il a reconnu les grands avantages spirituels des Juifs. (versets 1,2)
Il ajoute maintenant que cette supériorité n'est pas absolue, mais seulement relative, qu'elle n'existe pas à tous égards et ne s'étend pas à tous les domaines, que pour ce qui concerne le péché et le salut, les Juifs sont sur le même pied que les autres hommes.
Leurs prérogatives, provenant exclusivement de la grâce de Dieu, ne leur confèrent aucun mérite, aucune justice devant Dieu ; (Romains 2.13) bien au contraire, elles tournent à la confusion de ceux d'entre eux qui aggravent leur culpabilité en ne croyant pas (verset 3 et suivants)
Juifs et gentils sont égaux devant Dieu comme pécheurs dignes de condamnation, parce que les uns et les autres ont violé la loi divine, qu'ils connaissaient à des degrés divers. (Romains 1.19,20 ; 2.12-15)
- D'autres interprètes donnent un sens différent au verbe que nous avons rendu par : avoir une supériorité ; ils le traduisent : "avons-nous (quelque chose) à alléguer, à faire valoir en notre faveur ?"
On objecte à cette traduction que le régime du verbe devrait être exprimé. Aussi quelques-uns voient-ils ce régime dans le quoi donc ? du commencement du verset : "qu'avons-nous donc à alléguer ?" Mais la réponse à une telle question devrait être : "rien," et non : pas à tous égards.
- Nous avons déjà accusé... dans les deux grands réquisitoires de Romains 1 et Romains 2.