L'apôtre achève de réfuter l'objection de verset 5. en signalant une conclusion monstrueuse du principe sur lequel elle repose : on pourrait prétendre qu'il faut faire le mal pour qu'il en résulte le bien.
Et il y avait vraiment des gens qui n'hésitaient pas à prêter cette opinion à Paul et à ses disciples : (grec) comme nous sommes blasphémés et comme quelques-uns prétendent que nous disons.
D'où pouvait provenir cette calomnie contre l'apôtre et contre les gentils qu'il avait amenés à l'Evangile ?
Sans aucun doute du fait qu'ils n'observaient pas les ordonnances de la loi et qu'ils professaient la doctrine du salut gratuit, par la foi seule, sans les œuvres de la loi. Aux yeux des Juifs c'était faire le mal pour qu'il en résulté le bien.
Des affirmations comme celle de Romains 5.20 pouvaient aussi donner lieu à ce reproche ; comparez Romains 6.1.
- La condamnation de ces gens-là est juste. Si l'on rapporte ces mots à ce qui précède immédiatement, il faut admettre que l'apôtre déclare juste la condamnation, soit de ceux qui le calomnient en lui prêtant un tel principe, soit de ceux qui pratiquent la maxime : faire le mal pour qu'il en résulte le bien il exprimerait ainsi la réprobation qu'elle lui inspire.
Mais il est plus probable qu'il prononce cette condamnation sur ceux qui accusent Dieu d'injustice, et dont il a combattu l'objection dans versets 5-8. Cette sentence clôt ainsi naturellement son argumentation.