Non certes ; (grec) que cela n'arrive ! loin de nous cette pensée ! Dénégation énergique, familière à Paul.
- Mais plutôt, que Dieu soit reconnu véridique (grec mais que Dieu devienne vrai) ; que toute la vérité soit de son côté.
- La citation est tirée du Psaumes 51.6.
Au lieu de : quand tu es jugé, on pourrait traduire : "quand tu intentes un procès" à l'homme. Tel est le sens de l'hébreu qui porte : "dans ton juger".
C'est aussi, probablement, la pensée de la version des Septante que Paul cite ici littéralement, et où le verbe doit être considéré comme ayant la formé moyenne et non passive.
Même si l'on préfère, comme nos versions françaises, y voir un passif : quand tu es jugé, quand on te met en cause, ce sens convient parfaitement à l'argumentation de l'apôtre.
En effet, dans l'objection qu'il réfute Dieu est jugé, accusé de n'être pas fidèle à son alliance avec Israël ; mais il sera reconnu juste (grec justifié), il triomphera (grec vaincra), il aura gain de cause, et tout homme sera reconnu menteur, (Psaumes 116.11) dans cette accusation qu'il se permet d'élever contre Dieu, comme dans l'ensemble de sa conduite contraire à la loi divine.
Le mensonge, c'est la résistance consciente à la vérité, à la volonté de Dieu, au bien moral. C'est par là que les Juifs qui n'ont pas cru ont perdu leur privilège de membres du peuple élu. La justice de Dieu sera glorifiée dans leur condamnation, de même que sa fidélité le sera en ceux qui auront part aux biens de l'alliance.