La construction de la phrase qui comprend les versets versets 17-24 est irrégulière : il n'y a pas de proposition principale qui réponde à la subordonnée introduite par : or, si.
D'après quelques interprètes, Paul aurait formulé cette proposition principale dans verset 21 et suivants, et l'aurait introduite par donc, en oubliant qu'il avait commencé la phrase par or, si.
Il nous semble plutôt que les versets versets 21-24 expriment encore les prémisses du raisonnement et que la conclusion est sous entendue après verset 24.
Cette conclusion, que Paul juge oiseux de formuler, est : "Tu seras condamné, au jour du jugement, aussi bien que le païen."
Les prémisses de la conclusion sont constituées par une double énumération, celle des privilèges dont se glorifie le Juif (versets 17-20) et celle des contrastes qu'il y a entre ses prétentions et sa conduite. (versets 21-24)
Ces versets versets 17-24 développent le principe énoncé à verset 13, dans son application spéciale aux Juifs.
A verset 17, Paul énumère les dons que le Juif a reçus : son nom glorieux de Juif ; la loi, signe manifeste de la faveur divine, sur laquelle il croit pouvoir se reposer ; Dieu enfin, dont il se glorifie, s'enorgueillissant dans la pensée que le Dieu qu'il invoque est le seul vrai Dieu.
"A la gradation des trois substantifs,Juif, loi, Dieu,correspond celle des trois verbes :se nommer, se reposer, se glorifier." (Godet).