Grec : "Etant persuadé de ceci (de cette nécessité), je sais que je demeurerai et demeurerai avec vous tous pour votre avancement et pour la joie de votre foi." On pourrait s'étonner d'entendre l'apôtre parler avec tant d'assurance d'un événement futur sur lequel il ne paraît point avoir eu de révélation, puisque bientôt après il en parle avec une sorte d'incertitude. (Philippiens 2.17)
"Mais, répond Calvin,les saints hommes de Dieu règlent toujours leurs espérances d'après sa Parole, en sorte qu'ils ne présument jamais plus en leur esprit qu'il ne leur a promis. Là où ils ont un témoignage certain de la volonté divine, là ils s'appuient sur une certitude qui exclut toute hésitation. Ainsi, quand il s'agit du pardon des péchés, du don du Saint-Esprit pour la persévérance, de la résurrection du corps. Telle encore fut la certitude des prophètes concernant les oracles de Dieu. En toutes les autres choses, ils n'espèrent rien que conditionnellement, de sorte qu'ils soumettent tous les événements à la providence de Dieu, à qui ils accordent de voir plus clair qu'eux-mêmes."
Il ne faut donc pas presser les termes par lesquels Paul exprime ici sa persuasion. (Comparer verset 25) Et du reste, pour ceux qui admettent une délivrance et une seconde captivité de l'apôtre, son attente fut justifiée par l'événement. On peut même dire que la comparaison de notre passage avec d'autres passages, (2Timothée 4.6) où Paul parle positivement de son prochain départ, est une preuve en faveur de sa double captivité.