Voilà les deux sentiments par lesquels il est pressé (littéralement : retenu) et qu'il avait déjà exprimés à versets 21,22.
Pour lui, ce qu'il trouverait meilleur serait de partir, s'en aller (Grec : "délier," c'est-à-dire "lever l'ancre," ou détacher les cordes de la tente qui la fixaient à des pieux), pour être avec Christ, preuve évidente que Paul attendait ce bonheur immédiatement après sa mort. (Comparer 2Corinthiens 5.1,8 ; Hébreux 12.23, et surtout Luc 23.43)
Mais, d'un autre côté, un lien bien fort le retient, le désir d'être encore utile à l'Eglise. Il sait que sa présence est nécessaire à celle-ci.
"Désirer de quitter la terre pour aller à Dieu, c'est la perfection chrétienne : consentir d'y demeurer pour le salut des âmes, c'est le comble de la sainteté apostolique."Quesnel.
Il est bien légitime de soupirer après la pleine délivrance ; mais que ceux qui éprouvent ce pressant besoin se demandent si c'est vraiment "pour être avec Christ !"