Les espérances illusoires
On envisage ordinairement, les paroles mises versets 1 à 3 dans la bouche d'Israël comme réalisant l'avenir de repentance qu'annonçait le verset 15 du chapitre 5. Mais la réponse de Dieu, versets 4 à 10, ne s'accorde pas avec ce sens ; car Dieu repousse le mouvement de foi que semble exprimer le langage du peuple. Malgré les apparences pieuses de ce langage, il faut remarquer, en effet, que dans ces trois versets manque toute expression de reconnaissance humble du péché ; le peuple s'encourage lui-même en se berçant de l'espoir du relèvement politique que ne peut lui refuser son Dieu. C'est pourquoi Dieu n'accepte pas ce retour extérieur qui ne repose pas sur une sincère humiliation. Juda aussi reçoit en passant un avertissement (verset 4).
Les Israélites s'encouragent mutuellement à revenir à l'Eternel, qui est bon et puissant et qui guérira aussi certainement que c'est lui qui a frappé. Mais cette confiance est étrangère au sentiment sérieux de la sainteté de Dieu. La délivrance pour eux, c'est celle du châtiment, mais non pas du péché.