La miséricorde
Retour douloureux sur le passé du peuple. C'est en vain qu'Israël a été traité avec une douceur extrême ; une nouvelle captivité l'attend, plus dure que celle d'Egypte (versets 1 à 7) ; mais à cette dernière menace succède la promesse du relèvement, qui est cette fois beaucoup plus accentuée que celle qui avait terminé le premier cycle, chapitres 4 à 6 : L'amour de Dieu surabondera sur l'infidélité de son peuple, car ses dons sont irrévocables ; l'exil est imminent, il est vrai, mais Israël en reviendra (versets 8 à 11).
Nous trouvons plusieurs fois dans Osée ces retours de l'Eternel sur ses anciennes relations avec son peuple ; ce sont les accents de tendresse d'un père pour son enfant égaré, au souvenir des premières heures de bonheur.
Quand Israël était enfant... C'est en Egypte qu'Israël est né comme nation.
Je l'aimai ; non : je l'aimais, comme s'il avait cessé de l'aimer ; mais : alors déjà je l'aimai.
Dès l'Egypte j'ai appelé... Notre traduction dès l'Egypte nous paraît répondre mieux au texte que la traduction ordinaire : hors de l'Egypte. Quand Dieu veut parler de la sortie d'Egypte, il dit non : J'ai appelé, mais : J'ai tiré. Le verset 2 d'ailleurs ne permet pas le sens de faire sortir ; car on voit bien là que le but de l'appel divin n'est pas la sortie d'Egypte, mais le service de Dieu. Quand Matthieu cite ce verset (2.15), il le fait d'après la version des Septante qui a traduit : hors de.