14 à 21 Pourparlers avec les Edomites.
Le peuple entier se trouve de nouveau réuni à Kadès à la suite de ses pérégrinations au désert. La quarantième année a commencé et le moment est venu pour Moïse de prendre les mesures pour préparer l'entrée du peuple dans la Terre promise. Le cours des faits dans cette partie de l'histoire est obscur. La route directe aurait conduit Israël droit au nord, par le midi de Canaan. Présentait-elle des difficultés de terrain trop considérables pour une caravane très nombreuse et épuisée par un si long séjour au désert ? En octobre 1842, Rowlands, parti d'Hébron et se dirigeant vers le sud, rencontra, dit-il, deux chaînes de montagnes qui, comme des barrières colossales, s'élevaient entre lui et Kadès. Elles étaient séparées par la vallée profonde, allant de l'est à l'ouest, du Wadi Murrey (voir Ritter, XIV, pages 1083-1084). Quoi qu'il en soit, Moïse préféra se diriger droit à l'est en essayant de traverser le pays des Edomites, afin d'arriver en Canaan par l'orient de la mer Morte et, du Jourdain. Nous avons vu également que le cortège égyptien qui ramenait à Hébron le corps de Jacob ne prit point la route directe du Négueb, mais arriva en Palestine en faisant à l'est le tour de la mer Morte (Genèse 50.7-11).
Au roi d'Edom. Nous avons dit que le territoire des Edomites s'étendait dans ce temps à l'ouest de l'Araba et comprenait le plateau de l'Azazimât jusque près de Kadès. Le peuple devait donc, en se dirigeant vers l'orient, traverser le territoire des Edomites dans toute sa largeur, depuis l'Azazimât, à travers l'Araba, jusqu'à la chaîne qui borde cette grande vallée du côté de l'est. C'est dans ce but qu'il envoie des messagers au roi d'Edom pour lui demander libre passage par son pays. Ce fait est rappelé par Jephté (Juges 11.17), qui nous apprend en outre qu'une ambassade fut envoyée en même temps au roi de Moab et que les Moabites refusèrent comme les Edomites.
Les peines : celles que nos pères ont éprouvées dans le pays d'Egypte, puis dans le désert.