Mais avant que s'accomplisse cette promesse (verset 8), il faut que Sion perde son roi et aille elle-même en exil. Là, et là seulement, l'Eternel la délivrera de la main de ses ennemis. La promesse n'ôte donc rien ni au sérieux des menaces, ni à la réalité du châtiment. Le prophète contemple la calamité annoncée comme déjà présente : il entend les cris de détresse que pousse Sion et lui demande pourquoi ces cris : As-tu perdu ton roi, etc. ?.... Manière dramatique d'annoncer la chute de la royauté et l'exil.
N'y a-t-il point de roi... ? Il faut se rappeler que la perte de son roi était pour Israël plus douloureuse que pour tout autre peuple, à cause des magnifiques promesses attachées à sa famille royale. Comparez Lamentations 4.20.
Ton conseiller : ce terme désigne encore le roi. Comparez Esaïe 9.5, où le Messie est présenté comme le conseiller par excellence.
Comme celle qui enfante. Les douleurs de la fille de Sion, douleurs subies pour l'enfantement d'une ère nouvelle et d'un nouveau David, sont comparées ici aux douleurs mortelles dans lesquelles Rachel enfanta Benjamin (Genèse 36.16-18).