Dans les trois synoptiques, l'histoire touchante de cette guérison trouve place comme épisode, dans le récit de la résurrection de la jeune fille. Ici encore Matthieu résume, tandis que Marc et Luc peignent la scène avec des détails nouveaux qui lui donnent un caractère assez différent. (Voir Marc 5.30, note.) Cette pauvre femme, depuis si longtemps malade, s'approche de Jésus "par derrière," en se cachant, parce que sa maladie la rendait souillée selon la loi, (Lévitique 15.19 et suivants) ce qui ajoutait encore à son affliction.
Elle paraît avoir eu une confiance illimitée, même un peu superstitieuse, en la puissance de Jésus. C'est ce qui ressort de sa pensée que le contact seul du bord (ou de la frange) de son vêtement (Luc 8.44, note) pourrait la guérir. Sa foi obscure, mais sincère, la conduit pourtant à son but. (verset 22) Seulement Jésus insiste pour la faire parler, l'éclairer (voir Marc et Luc, notes), la convaincre que ce n'était pas l'attouchement d'un vêtement qui l'avait guérie, mais la parole puissante et miséricordieuse du Sauveur répondant à sa foi.