Troisième reproche.
- Ils ne conduisent pas le peuple au salut, non seulement parce qu'ils ne se soucient pas de son salut, (versets 13,15) mais parce qu'ils ignorent même le chemin qui conduit à ce salut.
Preuve en soit la casuistique qu'ils appliquent à l'acte sacré entre tous, le serment. Prétendre qu'un serment fait par l'or du temple était plus sacré, plus obligatoire qu'un serment fait par le temple même, parait une doctrine bien absurde et insensée.
Mais les pharisiens avaient leurs raisons. L'or du temple, c'étaient les ornements ou les vases sacrés, ou même les pièces d'or déposées en offrande dans le trésor : or, enseigner que ces richesses étaient plus sacrées que le temple même, c'était le moyen de les augmenter. Ici donc, la cupidité s'unissait à l'hypocrisie. Jésus réfute ce mensonge (verset 17) par la pensée que cet or n'était sanctifié que par le temple, auquel il avait été consacré par la piété des fidèles. (verset 21)