Jésus a montré :
1° Que l'action de David, beaucoup plus grave que celle des disciples (vers. 1), était justifiée par la nécessité,
2° que les travaux des sacrificateurs étaient sanctifiés par la sainteté du temple et de son service. "S'il en est ainsi, ajoute le Seigneur, mes disciples, employés à mon service, n'ont point violé la loi, car, je vous le déclare, il y a ici quelque chose de plus grand que le temple."
Telle est la traduction littérale de cette parole d'après la vraie leçon.
Le texte reçu porte : "Il est ici un plus grand (au masculin) que le temple."
L'adjectif neutre qu'emploie Jésus a un sens plus étendu, plus énergique encore. Dans le sentiment de la grandeur divine de sa personne et de son œuvre, sachant qu'il y avait dans sa présence sur la terre une manifestation de Dieu bien autrement complète et sainte que toutes celles dont le temple avait été le théâtre, qu'en un mot il était à tous égards quelque chose de plus grand que le temple, il considère l'action de ses disciples, accomplie à son service, comme plus sanctifiée encore que les travaux des sacrificateurs au jour du sabbat.
Ce n'est donc pas seulement dans l'évangile de Jean Jean 2.19, mais bien aussi dans les synoptiques que Jésus-Christ se met, lui, au-dessus du temple et révèle sa divinité. (Comparer verset 8, note.)