Un joug est l'image de la soumission, de l'obéissance. Jésus vient de promettre le soulagement, le repos. (verset 28) Il rappelle maintenant la condition de cette délivrance.
"Après avoir promis un repos heureux aux pauvres consciences misérablement travaillées, il admoneste qu'il est leur libérateur à cette condition qu'elles se rangent sous son joug." Calvin.
Qu'est-ce que se charger de ce joug ? les mots qui suivent l'indiquent : c'est apprendre de lui, non seulement être instruit par sa parole, mais imiter son exemple, vivre de sa vie. Il faut entrer dans cette voie sans hésiter, dit le Sauveur, parce que je suis doux, et humble de cœur.
Ce motif peut être entendu de deux manières, soit comme un encouragement : ne craignez pas de vous mettre à mon école, je suis plein de support, de patience, mon joug n'est pas difficile à porter ; soit comme indication du seul moyen de se charger de son joug, qui est d'apprendre de Jésus la douceur et l'humilité qu'il avait lui-même.
Pour les orgueilleux qui cherchent leur propre justice, ce joug sera intolérable, il ne sera aisé (grec bon, bienfaisant) que pour ceux qui seront doux et humbles de cœur.
"Comment se fera-t-il qu'un chacun y ploye et baisse le col volontiers et paisiblement, sinon qu'étant revêtu de douceur, il soit conformé à Christ ?" Calvin.
Celui-là trouvera du repos pour son âme, parce que seul aussi, il est fatigué et chargé, dans le sens du verset 28.