Voir Matthieu 5.29.
Le texte reçu avec A, C, majuscules porte : la géhenne du feu.
- Les paroles du verset 48 se trouvent dans toutes les sources, même dans celles qui les omettent aux verset 44 et 46, preuve irrécusable de leur authenticité.
Ces images terribles d'un ver qui ne meurt point, d'un feu qui ne s'éteint point (verset 43, note) sont empruntées à Esaïe 66.24.
A ceux qui seraient tentés de les entendre à la lettre, on peut faire remarquer que l'une exclut l'autre, car un ver ne saurait subsister dans le feu.
Au sens moral, ces termes sont des plus poignants : un ver qui ronge, un feu qui brûle, aucune image ne pourrait exprimer plus énergiquement les douleurs de la conscience.
Il faut remarquer encore ce pronom leur ver, indiquant une souffrance qui leur est propre, qui est inhérente à leur état moral. Quelque opinion qu'on ait sur la question redoutable de l'éternité des peines, on ne peut nier que de telles paroles ne soient favorables à cette doctrine.