Les mots : là, vers la montagne, ne sont point en contradiction avec ceux de Matthieu : loin d'eux ; ces deux termes expriment une certaine distance.
- Cette partie du récit, conservée par les trois évangélistes, présente des faits qu'il est très difficile de s'expliquer, d'autant plus difficile qu'ils sont sans analogie dans le Nouveau Testament.
Pourquoi les démons, forcés de quitter leur victime, demandent-ils à entrer dans les pourceaux ? Est-ce parce que ces esprits sans organes, misérables dans leur abandon de Dieu, se plaisent à habiter dans des êtres organisés ? Est-ce dans l'intention méchante de nuire à ces animaux, à leurs possesseurs, peut-être même à Jésus et à son influence ? (verset 17)
Pourquoi Jésus le leur permet-il ? Est-ce parce que c'était le moyen de délivrer le malheureux, objet de son intérêt et de ses compassions ? Est-ce pour exercer un jugement sur les habitants de la contrée et provoquer en eux des pensées sérieuses ? Comment n'a-t-il aucun égard à la perte qu'ils vont subir ? (verset 13) Veut-il les punir (ceux du moins d'entre eux qui étaient Juifs) de violer la loi en élevant des animaux légalement impurs ?
On a posé toutes ces questions, on y a fait des réponses diverses, sur lesquelles il serait superflu d'insister, puisque le texte garde le silence à ce sujet.