30 à 36 L'aspersion, le repas et la retraite de sept jours.
La présente aspersion est plutôt, quant à Aaron lui-même, la purification et la consécration de ses vêtements que celles de sa personne, qui étaient déjà consommées (verset 12). Il en est autrement pour ses fils, qui n'avaient pas encore été consacrés ; voir au verset 13. Et c'est peut-être cette différence qu'indique dans le texte la suppression du mot et entre Aaron et ses vêtements, différence qui donne à cette locution ce sens : Aaron, c'est-à-dire ses vêtements. La vérité de cette remarque n'est pas infirmée par le et (entre Aaron et ses vêtements) dans Exode 29.21 : car la différence bien marquée ici entre Aaron et ses fils, dans l'exécution de la prescription divine, n'est point indiquée dans l'Exode.
Ses vêtements. Ces vêtements n'appartenaient pas à celui qui les portait, mais à sa charge ; ils devaient passer à ses descendants (Exode 29.29 ; Nombres 20.28). C'est pour cette raison qu'ils sont l'objet d'une consécration spéciale.
Ses fils. C'est tout l'ordre des sacrificateurs qui est consacré en la personne des fils d'Aaron (Exode 40.15) ; car si chaque nouveau grand sacrificateur devait être oint et installé solennellement, il ne paraît pas qu'il en fût de même des simples sacrificateurs (voir Lévitique 4.3, les mots : le sacrificateur qui a reçu l'onction, qui suffisent pour le distinguer de tous les autres).
Moïse consacre les fils d'Aaron en les oignant de l'huile sainte et du sang de la victime. Le mot employé ici n'est pas celui qui signifie répandre, mais oindre (maschach). Moïse passa son doigt teint d'huile et de sang sur chacun d'eux et sur leurs vêtements, l'huile représentant la consécration complète au service de l'Eternel, le sang l'enlèvement de toute coulpe qui aurait pu attirer sur eux la mort au moment où ils s'approchaient de lui pour les fils d'Israël.