Le terme de poitrine à balancer, littéralement : poitrine de balancement, se rapporte à un rite particulier. Dans l'Ancien Testament, on dit balancer une scie (Esaïe 10.15), un van (Esaïe 30.28), un marteau à tailler la pierre (Exode 20.25), une faucille (Deutéronome 23.25), la main pour faire un signe (Esaïe 13.2) ou pour frapper (19.16 ; Job 31.21). Ce mot doit donc désigner ici un mouvement horizontal en avant et en arrière, pour indiquer qu'on donnait ces parties à Dieu et en même temps que Dieu les rendait et les cédait aux sacrificateurs, ses représentants au milieu du peuple.
L'offrande avait lieu dans ce cas par le moyen de l'Israélite lui-même, qui s'avançait portant les parties à offrir ; le sacrificateur plaçait alors ses mains sous les siennes et opérait ainsi l'acte du balancement. Comparez Exode 29.24
Ce rite, particulier aux sacrifices d'actions de grâces (9.21 ; 10.15) et d'installation (8.27 ; Exode 29.24), se retrouve encore dans les sacrifices de jalousie (Nombres 5.24) et dans celui des lépreux (Lévitique 14.12), etc.
Cette cérémonie du balancement rappelait au sacrificateur qu'il était redevable à son Dieu, et à l'Israélite lui-même que son offrande était faite à Dieu et non pas à un homme. Voir Exode 35.22, ou des objets d'or sont balancés devant l'Eternel, pour bien indiquer qu'ils lui sont offerts, puis qu'ils sont repris pour être fondus et transformés en meubles du sanctuaire.