1 à 13 La loi des sacrifices pour le péché en vue de diverses souillures
On a parfois rattaché ce morceau à ce qui suit et on y a vu le commencement des ordonnances concernant le sacrifice de réparation ; comparez le terme d'ascham, versets 6 et 7. Mais aucune introduction n'indique ici, comme 4.1 ou 5.14, que nous arrivions à un sujet nouveau ; et comme le verset 7 admet la substitution de tourterelles à des victimes plus coûteuses, substitution absolument opposée à l'esprit du sacrifice de réparation, ainsi que nous le verrons, il vaut mieux admettre que le mot ascham est pris, versets 6 et 7, dans son acception usuelle de tort à réparer (comparez Genèse 26.10 ; Jérémie 51.5 ; Psaumes 68.22) et que c'est le même sujet qui continue.
1 à 6 Trois cas particuliers où un Israélite a péché par négligence, faiblesse ou légèreté, et qui peuvent être expiés par des sacrifices.
Premier cas. Le témoin d'un fait, après avoir entendu les menaces proférées contre quiconque, pouvant témoigner, se taira, garde néanmoins le silence, par timidité ou négligence, ou ne dit pas tout ce qu'il a vu et tout ce qu'il sait. Cet homme se trouve par là sous le poids d'une faute. Il est chargé de son péché, c'est-à-dire qu'il reste dans un état de culpabilité tant que cette faute n'a pas été expiée.
Il est évident qu'il ne s'agit pas ici d'un faux serment proprement dit ; car le faux témoignage était puni de mort (Deutéronome 19.16-21 ; Proverbes 19.5,9) et ne pouvait être expié par un sacrifice. C'est simplement un témoignage incomplet ou non rendu.