Lorsque le péché... : lorsqu'il aura été averti de sa faute par quelqu'un ou par quelque chose. Le verset 23 commence littéralement par les mots : ou bien, que notre traduction a renoncé à rendre ; ils supposent que les derniers mots du verset 22 prévoient le cas opposé, celui où le sentiment de la culpabilité se produirait spontanément. Il faut donc entendre les mots : et qu'il se soit rendu coupable, dans ce sens : et qu'il se sente coupable, ce qui équivaut, au : s'aperçoive qu'il est coupable, de 5.3.
Ce cas est moins important que les deux précédents aussi n'avons-nous ici qu'un bouc pour victime ; le sang n'est pas porté dans le Lieu saint, il est mis seulement sur les cornes de l'autel extérieur ; la chair n'est pas brûlée ; enfin c'est un simple sacrificateur qui officie.
Un bouc, littéralement un velu, un bouc déjà âgé, au long poil. Un pareil animal ne figure jamais comme holocauste ou victime d'actions de grâces ; jamais non plus il n'est désigné comme animal de boucherie. C'est du jeune bouc qu'il est parlé Nombres 7.16 ; Deutéronome 23.14 ; Esaïe 1.11, ainsi que Genèse 30.35. Comme il ne s'agit ici ni d'offrande à Dieu, ni de mets a consommer dans un repas, mais uniquement d'une vie à présenter pour une autre vie, la loi prescrit l'animal que la nature peu savoureuse de sa chair excluait des autres sacrifices.