Ce verset étend le même principe à la personne humaine frappée d'un vu d'interdit. Un homme a-t-il donc le droit de vie et de mort sur un autre homme ? Non ; mais Dieu ayant, condamné à mort l'homme coupable de certains actes, les Israélites, comme peuple ou comme individus, peuvent et doivent ratifier la sentence divine en faisant vu de l'exécuter. Ainsi à l'égard des Cananéens, lors de la conquête de leur pays (Deutéronome 7.2 ; à l'égard des Amalékites, lors de l'exécution par Saül de la sentence prononcée par l'Eternel (1Samuel 15.3 ; comparez Exode 15.14) ; ainsi encore de toute ville israélite qui se serait livrée à l'idolâtrie (Deutéronome 13.15), ou d'un faux prophète, ou de tout Israélite qui pousserait ses frères à l'idolâtrie (Deutéronome 13.1-14), ou enfin d'un homme désigné par un vrai prophète comme ayant attiré sur lui la vindicte divine. Ne pas exécuter une telle sentence, c'est attirer sur soi-même l'interdit (1Rois 20.42).