Chapitre 26, bénédictions et malédictions
Le compte-rendu de la législation sinaïtique se termine, comme le Livre de l'alliance (Exode 20.22-23.19), par un discours d'exhortation et d'avertissements (comparez Exode 23.20-33), dans lequel l'Eternel, par la bouche de Moïse, invite le peuple, au nom de ses intérêts les plus chers, à observer fidèlement les lois qu'il vient de lui donner. Seulement, tandis que l'exhortation qui terminait le Livre de l'alliance, se rapportait au moment de l'entrée dans Canaan, celle qui termine tout le Lévitique suppose le peuple établi dans la terre que l'Eternel lui donnera et décrit l'avenir heureux ou malheureux dont il sera lui-même l'artisan.
Après le préambule (versets 1 et 2), un premier morceau, verset 3 à 13 décrit le bonheur assuré au peuple en cas de fidélité ; le second, versets 14 à 39, les malheurs accumulés et enfin l'exil dont il sera frappé en cas d'infidélité. Dans un troisième, (versets 40 à 45) Dieu assure le peuple de sa miséricorde toujours prête à lui rouvrir ses bras dès qu'il se repentira et se retournera vers lui.
On rencontre dans ce discours un certain nombre d'expressions qui ne se trouvent nulle part ailleurs dans l'Ancien Testament, et plusieurs autres qui ne se rencontrent plus que dans les livres prophétiques. En raison des premières, des critiques, comme Dillmann, reconnaissent l'originalité de ce discours. Mais on suppose, en raison des dernières, que le texte a subi plus tard des infiltrations. Cependant de telles expressions pourraient être aussi le résultat d'une imitation de la part des écrivains postérieurs.
1 et 2 Préambule.
Trois défenses se rapportant : la première, à l'idolâtrie (verset 1 ) ; la seconde, au sabbat (verset 2) ; la troisième, au respect du sanctuaire de l'Eternel (fin du verset 2). Ces défenses résument donc la quintessence religieuse de la loi. On peut faire de ces deux versets la clôture du morceau précédent, ou bien y voir, comme nous le faisons ici, le préambule du discours suivant.
Idoles : hébreu elilim, proprement vanités ; choses de rien, auxquelles rien ne répond dans la réalité.
Pierre ornée de figures : monument dressé de manière à attirer de loin la vue.
Près d'elles, ou bien : sur elles ; et dans ce cas ce seraient les dalles sur lesquelles on faisait ses dévotions.