29 à 34. Directions pour la célébration annuelle de cette fête dans tous les âges.
Au septième mois. Ce mois, qui se nommait Thischri ou Ethanim, était celui de la clôture des récoltes et des fêtes de toute l'année ; aussi portait-il le nom de mois sabbatique. Ce mois était d'autant plus naturellement choisi pour cette fête que sous le rapport économique et politique les Hébreux comptaient les années depuis l'automne et qu'il était ainsi le premier de l'année. Après le retour de l'exil, au moins depuis la domination syrienne, cette manière de compter fut absolument adoptée.
Le dixième jour : celui qui terminait la première décade.
Vous mortifierez vos âmes : vous comprimerez vos appétits. Ces mots désignent plus qu'une simple disposition de l'esprit ; c'est un jeûne proprement dit, le seul que prescrive la loi, celui qui s'appelle le jeûne absolument parlant (Actes 27.9). Cependant, après l'exil, les jeûnes se multiplièrent (Zacharie 7.5 ; 8.19).
Vous ne ferez aucune uvre. Cette dernière prescription s'étendait aussi aux étrangers, car par leur travail ils auraient troublé le repos des Israélites ; mais rien n'indique qu'ils dussent jeûner. Voir 23.29, les menaces sévères qui accompagnent ces deux recommandations. L'Israélite qui ne s'y serait pas soumis aurait témoigné par là de son mépris pour cette expiation solennelle. Le pardon lui était acquis sans sa participation, par l'uvre du souverain sacrificateur et par le sang des victimes qui mouraient à sa place ; c'est ce que font ressortir les paroles des versets 32 et 33 ; tout ce qu'on lui demandait à lui-même, c'était de jeûner et de chômer. Se refuser à accomplir ce minimum, c'eût été commettre un péché à main levée.