20 à 22. Cérémonie concernant le bouc pour Azazel.
Cette cérémonie n'a pas seulement pour but de montrer que, par l'expiation qui vient d'être accomplie, les péchés du peuple sont définitivement éloignés (Esaïe 38.17 ; 44.22) ; ce qui n'expliquerait pas suffisamment l'expression : pour Azazel, surtout mise comme elle l'est en parallèle avec l'expression : pour l'Eternel. Les péchés pardonnés en raison de l'offrande de la victime consacrée à Jéhova sont maintenant renvoyés à Azazel, personnifiés dans le bouc vivant destiné à ce dernier. Israël rend à l'esprit impur ce qu'il tient de lui. Voilà pourquoi la confession de ces péchés, quoique pardonnés, et l'imposition des mains sur la tête du bouc, par laquelle ils lui sont attribués, doivent précéder son envoi au désert pour y périr. Car le péché pardonné doit périr. En d'autres termes, si le pardon doit demeurer stable, la rupture avec le péché doit suivre le pardon du péché. Le pécheur qui continue à pécher doit comprendre par là quelle est la fin au-devant de laquelle il marche lui-même. Ce bouc vivant conduit au désert répond à l'oiseau rendu à la liberté dans la cérémonie de la guérison du lépreux, mais avec un sens opposé.