20 à 23 Insectes ailés marchant sur quatre pattes.
Toute bête ailée marchant... ; littéralement : Tout fourmillement d'ailes marchant à quatre, c'est-à-dire ayant plus de deux pattes. C'est une quatrième catégorie d'animaux qui tient le milieu entre l'oiseau et l'insecte proprement dit (insectes terrestres). Ces insectes hybrides sont tous déclarés impurs, excepté ceux qui, en dessus de leurs quatre pieds, ont deux jambes avec lesquelles ils peuvent sauter. Le seul qui réunisse ces caractères est la sauterelle. Il semble donc que Moïse, au lieu d'indiquer tout au long ces divers caractères, aurait pu dire simplement que les sauterelles pouvaient être mangées. Mais ce qui l'empêche de s'exprimer ainsi, c'est qu'elles ne pouvaient pas toutes l'être : quatre espèces de sauterelles seulement étaient pures (verset 22). La plupart des peuples de l'Orient mangent certaines espèces de sauterelles, mais ne touchent pas à certaines autres.
Le plus souvent on commence par sécher les sauterelles qui peuvent servir d'aliment, puis on les triture, on les frit dans du beurre, ou on les mêle avec de la farine pour en faire des gâteaux.
Sauterelles. L'arbé (mot qui signifie innombrable) est la sauterelle ordinaire, connue par ses invasions, la sauterelle voyageuse. Le solam (dévorant) est une espèce plus petite, dont le nom ne se retrouve pas dans l'Ancien Testament, non plus que celui du hargol (qui galoppe). Le hargol n'a pas d'ailes ; c'est une des plus grosses espèces de sauterelles qui existe. Le hagab (qui saute) n'a pas d'ailes non plus, mais se glisse à travers l'herbe en sautant, ce qui est conforme à Nombres 13.33 et Esaïe 40.22, où des hommes ordinaires, à côté des géants ou du Dieu des cieux, sont comparés au hagab.
Sur quatre pattes : sans appareil saltatoire.