Mécontentement de Jonas et réprimande de l'Eternel.
1 à 3 Impression pénible de Jonas.
Jonas en éprouva un vif chagrin. Ou bien les quarante jours étaient écoulés, et le chagrin de Jonas fut motivé par le fait que rien de ce qu'il avait prédit n'arriva ; ou bien l'Eternel lui avait fait connaître à l'avance et avant la fin des quarante jours le pardon accordé à Ninive (3.10), et ce fut cette nouvelle qui provoqua sa révolte. Dans ce second cas, la scène suivante aurait précédé la fin des quarante jours, dans le premier, elle l'aurait suivie. Nous reconnaîtrons que cette seconde alternative est la seule possible ; voir verset 5.
Et se fâcha. Ce dépit violent avait un côté personnel : Jonas était irrité de voir sa menace frappée d'inefficacité ; mais ce sentiment reposait sur quelque chose de plus profond le prophète était indigné de voir se confirmer la crainte qu'il avait eue dès l'abord, à savoir que les Ninivites repentants n'eussent part aussi à la miséricorde divine. Les Juifs voulaient la miséricorde de Dieu, mais pour eux seuls ; ils faisaient bon marché des païens, qu'ils vouaient sans pitié au jugement de Dieu.