Tandis que les parties les plus stériles du territoire de Juda sont fertilisées par la source sortant du temple, l'Egypte, ce pays arrosé avec tant d'art par les hommes, est privée de sa fécondité, et les pâturages (un désert) d'Edom sont désolés. Ces deux pays sont désignés, comme patrie des deux peuples qui venaient de jouer le rôle le plus hostile envers le peuple d'Israël. Pour Edom, voir Abdias ; Esaïe, chapitre 24. Pour l'Egypte, 1Rois 14.25-26 et 2Chroniques 12.2-9.
A cause de la violence. Cette désolation est le châtiment du traitement des fils de Juda, dont ils ont tué une partie et vendu l'autre (verset 6).
On pourrait traduire : des Fils de Juda dont ils ont versé le sang dans leur propre pays (celui d'Edom et celui d'Egypte) ; mais il est plus naturel et plus conforme au verset 21 de penser au pays de Juda, sur le sol duquel ils avaient répandu le sang de ses habitants.
Comme la prospérité de Juda, verset 18, figure celle du peuple de Dieu à la fin des temps, de même la désolation de l'Egypte et d'Edom représente le sort final du monde ennemi de Dieu. La vaste intuition de la justice divine, jusque dans ses plus lointaines applications, se présente à l'il du prophète sous des formes empruntées aux circonstances récentes de son temps. Il en est de même dans les deux versets suivants, qui dépeignent le bonheur final du peuple de Dieu.